Optimiser le modèle de coûts de la fonction support : un besoin qui n’est pas nouveau 

Les entreprises, dans leur très grande majorité, sont fortement impactées par la conjoncture économique et géopolitique. Elles regardent donc de près comment optimiser leur modèle de coûts et notamment celui des fonctions support.

Ce n’est pas recent que les fonctions support constituent un levier d’optimisation des coûts. cela fait au moins 30 ans que  les premiers “Shared Services” ont vu le jour avec l’idée que la mutualisation allait apporter de multiples gains et permettre des économies : pour les fonctions paie, comptabilité, gestion administrative RH et support IT de niveau 1.

La belle époque des Shared Services

Ce modèle de Shared Services a explosé dans les années 2000 avec la globalisation des entreprises et l’arrivée des grands ERP. Les motivations étaient toujours les mêmes : réduire les coûts, harmoniser les processus et améliorer la qualité des données. Et pour cela, il y a eu une grande vague de délocalisation dans des pays à bas coût (Pologne, Inde, Philippines, Vietnam…) pour accéder à de la main-d’oeuvre moins chère. Il y avait néanmoins des conditions d’éligibilité pour les pays : des ressources qui ont fait de bonnes études et qui maitrisent l’anglais, des infrastructures techniques au niveau et de la stabilité politique…

Les Shared Services sont devenus la norme dans les grandes organisations et ils ont étendu leur spectre d’intervention : reporting, consolidation, achats, gestion de contrats, note de frais, data management, processus administratifs, processus IT (développement / maintenance / exploitation et support). Ils sont massivement « offshorés » pour réduire les coûts de 30%, 50%, voire plus. Avec deux modèles d’offshoring : le cas de la filiale captive (les ressources de la filiale sont des collaborateurs de l’entreprise) et le cas du contrat de prestations avec des opérateurs off-shore.

Ludovic Marty